ACCÈS À L’EAU POTABLE POUR LES ECOLES PRIMAIRES OFFICIELLES DE MATONGE

Intervenants:

HELB Ilya Prigogine
Mme Nicole Bardaxoglou - Directrice
Unité des Relations Internationales, extérieures et de la Coopération au développement
Bâtiment P – P.7.107– route de Lennik 808 -  1070 Bruxelles
Tel: 02/560.29.19
mail : nicole.bardaxoglou@helb-prigogine.be
Site web: http://www.helb-prigogine.be/

Fonds privés à atteindre: 4.334 euros

Pour tout don de 30 euro ou plus sur le compte du LHAC:
210-0968096-88
le fisc permet une déduction fiscale
.

 

LHAC
Laïcité et Humanisme en Afrique Centrale (LHAC)
Campus de la Plaine ULB, CP 236, accès 2
Avenue Arnaud Fraiteur - 1050 Bruxelles
Tél: +32.(0)2.649.00.36/37
Fax : + 32.(0)2.627.68.01
E-mail général : info@lhac.be
Site web: http://www.lhac.be

Humanisme et Solidarité asbl
BP 5381 Kinshasa
Av. Lubefu 65/15 - Limete – Kinshasa
 

Contexte

Chacun connaît l’importance de l’éducation et, en particulier de l’école, dans le développement d’une société démocratique. L’accès à l’enseignement primaire pour tous les garçons et les filles constitue le deuxième des 8 objectifs du Millénaire définis par les Nations Unies en 2000.

L’école n’est pas qu’un lieu d’apprentissage de savoirs formels, définis par un programme d’enseignement mais aussi un relais où pourrait être dispensée une formation de base en matière de santé en concertation avec les parents et la communauté. Les aspects environnementaux et de santé y ont toute leur place.

Un travail considérable est à accomplir dans ce domaine. L’accès à l’eau potable et aux infrastructures de base font partie des 5 chantiers prioritaires définis par le gouvernement congolais pour la reconstruction et le développement du pays.


Description du projet

Ce projet répond à un besoin exprimé de compléter la réhabilitation des écoles réalisée par la Banque mondiale en 2003 pour en faire un complexe scolaire modèle en matière d’enseignement public, ouvert sur son environnement immédiat : les parents, le quartier.

Les écoles primaires 2 et 4 de Matonge sont situées dans la commune de Kalamu, à Kinshasa.

Les points d’accès à l’eau seront installés dans l’enceinte de l’école selon les directives d’H&S et en concertation avec les directions des écoles.

A terme, ces écoles sont appelées à devenir des modèles en matière d’enseignement officiel. Elles offriront aux élèves et aux enseignants un cadre de travail ouvert, prenant en compte d’autres facettes de l’éducation que la simple transmission de savoirs.

L’installation d’accès durable à l’eau potable au sein de ces deux écoles apparaît comme la suite naturelle et logique de la réhabilitation des bâtiments abritant les écoles dans un objectif de développement durable et permettra de l’ancrer plus profondément dans le quartier. Les ressources humaines sont là, elles ne demandent qu’à être employées au mieux.


Réalisations envisagées

Les activités du projet peuvent se résumer en :
- Activités de sensibilisation (Eau, Hygiène, Santé) des bénéficiaires : formation d’animateurs au concept EHS, conception d’outils de communication et réalisation d’une campagne de sensibilisation au sein de l’école ;
- Activités d’aménagement du site et d’installation des équipements en collaboration avec les bénéficiaires: une station de traitement d’eau autonome avec pompage solaire est mise en place et un transfert de compétence sera mis en œuvre ;
- Activités d’information et d’échange avec les élèves et le corps professoral sur le projet avec notamment la mise en place d’un réseau d’échanges entre les bénéficiaires d’actions similaires réalisées précédemment en République Démocratique du Congo ;
- Activités de formations socio-économiques et techniques avec mise en place du comité de gestion et d’un système de maintenance technique local autonome ;
-  Activités de suivi, d’évaluation et de capitalisation du projet dans le temps.


Travaux

Une étude préliminaire sera réalisée sur terrain afin de réaliser les relevés et plans nécessaires avant la création du puits pour prélever l’eau qui alimentera le réservoir tout au long de l’année. Des travaux de terrassement devront être réalisés et les abords du puits aménagés, de même que la pose d’une dalle de béton pour accueillir le système de potabilisation de l’eau. La pompe sera alimentée par énergie photovoltaïque.

L’installation sera précédée et suivie de séances de sensibilisation données par des animateurs et des formateurs spécialisés de notre partenaire local.

Cette eau souterraine est ouverte à toutes les sources de pollution urbaine et à toutes les contaminations bactériologiques. L’installation d’une station de potabilisation de l’eau déplaçable en cas de besoin (distribution d’eau par la REGIDESO p.ex.) et permettant de répondre aux besoins immédiats semble donc constituer la solution la plus appropriée.

Ce système de traitement d’eau n’utilise aucune énergie et ne nécessite aucune infrastructure particulière. Le filtre à sable est autonettoyant et se nettoie automatiquement dès qu’il est encrassé. Aucune maintenance particulière n’est requise pendant des années, si ce n’est le rechargement des pastilles d’hypochlorite de calcium et le renouvellement du charbon actif après 1 ou 2 ans, selon l’intensité de l’usage.

Ce système est en outre très facile à utiliser et ne requiert aucune formation technique à la base. Une formation à son utilisation est dispensée à l’installation du système.

Le débit horaire est de 1.000 l/h d’eau en moyenne, puisée dans la nappe phréatique via un puits.


Sensibilisations

La sensibilisation des enseignants et directions des écoles se fera concomitamment et avant l’installation de la station de potabilisation. Parmi les enseignants, certains sont membres de l’Ecole Instrument de Paix et formateurs de formateurs. Ce sont là des ressources précieuses pour organiser les sensibilisations des parents et familles du quartier.


Formation de techniciens locaux

Des techniciens formés sont présents et disponibles sur place pour appuyer la formation qui sera dispensée aux directions des écoles (et les personnes déléguées par elles) et à Humanisme et Solidarité. Ces techniciens, qui assurent la maintenance des 5 stations de potabilisation d’eau en place à Kinshasa ou en périphérie pourront approfondir leurs propres connaissances et ainsi encadrer les enseignants de Matonge nouvellement formés. Ces techniciens sont à même d’assister les «nouveaux» responsables de station en cas de besoin, sans qu’une intervention «étrangère» soit nécessaire. Ils pourront également assister aux travaux d’installation.

Ces techniciens, sont en mesure de prendre en charge la maintenance de la station en cas de problème. Une ou deux autres personnes parmi les enseignants de Matonge seront en revanche formées pour la gestion quotidienne de la station et veiller au bon usage de l’eau. L’encadrement des responsables de la station est fondamental afin d’assurer une pérennité maximale au projet.


Résultats attendus

L’on peut attendre comme résultats:

La mise à disposition d'un accès à l'eau potable dans deux écoles primaires qui accueillent environ 1.800 élèves par jour, ce qui donne autant de bénéficiaires directs, auxquels s’ajoutent les enseignants et les directions des écoles.

Une production d’eau de qualité irréprochable, conforme aux normes de l’OMS.

Diminution des maladies liées à la consommation d’une eau impropre.

La possibilité pour les parents des élèves et les familles du quartier de s’approvisionner en eau garantie potable à moindre coût.

Amélioration de la santé des familles du quartier, avec comme corollaire une réduction des soins médicaux

Création d’un comité de gestion de la station et création d’une activité génératrice de revenus pour l’école au travers de la vente d’eau potable aux familles du quartier.

Sensibilisation de l’ensemble de la population concerné par le projet aux risques de contamination liés aux maladies hydriques et au manque d’hygiène.


Population cible

  1. Les bénéficiaires directs de l’actions sont donc les élèves (environ 1.800 étudiants), les enseignants (30 personnes) et la direction de l’école concernée (2 directrices), le personnel technique et d’entretien, soit près de 1.900 personnes au total. Ceux-ci ne devront plus acheter de berlingots d’eau dans la rue, à la potabilité douteuse régulièrement soulevée dans la presse congolaise, et au prix exorbitant (vente en sachet de 0,5 litres pour un prix réel de 150 euros le mètre cube !).
  2. Les bénéficiaires indirects de l’action sont :

Les parents des élèves qui constituent le premier cercle de bénéficiaires indirects de ce projet; parce que leurs enfants seront à la fois mieux et plus globalement pris en charge à l’école. Dans un autre cercle nous pouvons placer les habitants du quartier auxquels de l’eau potable pourrait être fournie à un prix démocratique. Avec cette deuxième phase de réalisation, la production sera également suffisante pour que les élèves ramènent de l’eau potable à leur domicile.

Les familles du quartier : l’accès à une eau garantie potable les déchargera de la tâche d’aller chercher loin une eau dont la potabilité laisse à désirer. Elles pourront dès lors se consacrer davantage à l’éducation des enfants sans crainte d’une eau de mauvaise qualité, contribuant à améliorer le quotidien de la cellule familiale.

La participation des population-cible est une condition sine qua non de l’ancrage du projet et de sa réussite, dans une dynamique de partenariat, de coopération, impliquant tous les groupes d’acteurs concernés: femmes,  jeunes, ONG, enseignants et directions.

LHAC travaille depuis plusieurs années avec le groupe cible au travers de son partenaire local Humanisme et Solidarité : ces deux écoles ont été rééquipées en mobilier scolaire, les enseignant(e)s et directrices ont déjà participé aux diverses formation à l’Education et à la Paix organisées depuis 1998. En décembre 2008, ces deux écoles ont participé à une journée de sensibilisation à l’importance de l’eau potable en particulier en milieu scolaire. Dans un proche avenir, il est d’ailleurs prévu d’assainir les cours et latrines des écoles et d’y construire un dispensaire ainsi et un centre de documentation


Budget du projet

Partenaires identifiés pour le financement du projet:

Wallonie-Bruxelles International
La Haute Ecole Libre de Bruxelles Ilya Prigogine
Humanisme et Solidarité et LHAC

Budget total du projet avec le cofinancement de la Région Wallonne: 86 471,80 euros